Le bridge se joue à quatre, en deux camps, avec un jeu de 52 cartes entièrement distribué. Une donne se déroule en deux temps nettement séparés : une phase d'enchères, où les camps s'informent et se disputent le contrat, puis le jeu de la carte, où il faut tenir la promesse faite.
Chaque enchère annonce un nombre de levées au-delà de 6 et une couleur d'atout, ou l'absence d'atout. Les enchères montent, du plus bas au plus haut, l'ordre des couleurs allant du trèfle au carreau, puis au cœur, au pique et enfin au sans-atout. Elles ne servent pas seulement à emporter le contrat : elles constituent un langage codifié par lequel chaque joueur décrit la force et la répartition de sa main à son partenaire. Ce système doit être connu des adversaires, qui peuvent à tout moment demander la signification d'une annonce. Le Système d'enseignement français sert de base commune dans les clubs.
Le camp qui remporte les enchères désigne un déclarant. Son partenaire étale alors son jeu sur la table, face visible : il devient le mort et ne joue plus, le déclarant dirigeant les deux mains. Cette particularité, unique parmi les jeux de cartes classiques, donne au bridge sa dimension d'analyse, une partie des informations devenant publique dès la première carte jouée.
Les points dépendent du contrat réalisé, de sa couleur, des levées supplémentaires et de la vulnérabilité du camp, laquelle augmente les primes comme les pénalités. Les manches, les chelems et les contres modifient fortement les totaux. En tournoi, la formule dite du duplicate fait rejouer les mêmes donnes à toutes les tables, si bien que le classement ne dépend plus de la chance de la distribution mais du parti qu'on en a tiré.